La vie est compliquée, les choix que nous décidons de faire sont compliqués, ce que nous ressentons est compliqué, la personnalité de chacun est compliquée... mais j’aime les choses simples !
J’aime cogiter, réfléchir, argumenter, ressentir, mais j’aime faire ceci de façon simple, avec des repères faciles à définir, relativement universels. J’aime l’échange franc, j’aime ce qui va de soi, ce qui a un certain sens, même si ce sens est difficile à définir, même si tout se réalise dans un environnement mouvant...
La complexité des choses, des situations, des sentiments... n’empêche pas la sincérité. On peut se tromper en étant de bonne foi, on peut affirmer une chose et son contraire en étant sincère, en étant tiraillé entre deux possibles, deux réalités, on peut vivre simplement des choses compliquées.
Il me semble qu’aujourd’hui la simplicité, la force des sentiments, sont en voie de disparition. Peut-être est ce du au fait qu’il est plus difficile qu’avant de faire des choix, que les tentations sont plus nombreuses, que le remplacement d’un objectif unique par des désirs multiples conduit à une dissolution de la motivation ? Peut-être aussi que la méfiance de chacun augmente, que l’envie de se confier diminue, que l’aveu est inacceptable quand le déni est si facile ? Peut-être que ma façon de voir les choses change, peut-être que tout est pareil mais que c’est moi qui le perçois différemment ?
J’ignore la cause de ce sentiment, mais je trouve que le monde, que les gens, manquent de simplicité de vivre, d’aimer, de grandeur d’âme, de repères, de valeurs... Je ne prêche pas le retour à un mode de vie passé, je ne prêche pas le développement d’une morale ou d’une éthique, j’aspire juste à plus de transparence, plus de force dans l’action.
« Tu es belle et je te désire », en quoi cela est il compliqué, pourquoi cela ne peut il pas se dire ? Reconnaître des faits, analyser des sentiments, n’est pas signe de faiblesse, de lâcheté ou d’irrespect. C’est céder à des tentations que l’on récuse par ailleurs, c’est ne pas respecter l’autre qui est ignominieux, pas dire ou ressentir simplement des choses simples, qui parlent à nos sens, à nos cœurs...