On nous parle du bonheur, de sa recherche en tant qu’objectif, ou de sa non recherche car la vie peut avoir d’autres finalités, mais en définitive : à quoi tient le bonheur ?
L’argent ne fait pas le bonheur, mais l’amour le fait-il ? L’amour est il une voie vers le bonheur ? Le bonheur consiste t’il à avoir le sentiment d’être heureux ?
Pourquoi les gens sont ils heureux ou ne le sont ils pas ?
Ce n’est pas la réussite sociale ou professionnelle qui rend heureux, cela rend juste la vie plus facile, mais être heureux n’est pas « facile »… Peut-on être heureux sans connaître l’Amour ? Les amours, les amitiés, les joies, les plaisirs, les beautés et causes d’émerveillement que la vie nous offre à chaque instants ne sont ils pas des raisons suffisantes pour être heureux ?
Est-ce que la faculté ou non à être heureux ne serait pas liée à la façon dont nous percevons la vie, notre vie ?
N’y a-t-il pas deux façons extrêmes d’appréhender sa vie : ceux qui la conçoivent comme une attente et ceux qui la conçoivent comme un don ?
Concevoir sa vie comme une attente n’est il pas source d’une perpétuelle insatisfaction ? Ne se positionne t’on pas ainsi comme étant toujours à la recherche d’un plus, d’un meilleur ? Si une telle démarche est nécessaire à la science, n’est elle pas dévastatrice pour l’individu ?
A coté de ces chercheurs patentés du bonheur, se trouvent ceux qui perçoivent la vie comme un don. Peu importe les souffrances vécues car il y a toujours de bon moments, ces joies merveilleuses que l’on peut ressentir en mangeant, buvant, caressant un sein de femme, contemplant une œuvre d’art ou un joli paysage, écoutant la musique…
La différence entre les gens heureux et ceux qui ne le sont pas n’est elle pas simplement liée à la façon que l’on a de se positionner dans le temps, et de percevoir ainsi chaque instant comme un don ou une attente ?

Sans virer dans le mystique, il y a tellement peu de probabilité pour que nous naissions, qu’il ne me semble pas très raisonnable de considérer la vie autrement que comme un don… Notre présence ici, à titre individuel du moins, a tellement peu de sens qu’elle crée en nous un vide extrême, existentiel, qui nous met dans une situation de questionnement et de doute. De cette situation naît une attente : trouver, donner un sens à sa vie. Quelques rares individus d’exception réaliseront des choses extraordinaires, qui « donneront un sens à leur vie » surtout dans la mesure ou elles influeront sur la vie des autres, en bien ou en mal… Mais pour la majorité, concevoir sa vie comme une attente est sans issue, la vie n’a pas de sens à notre échelle, c’est juste un cadeau merveilleux qui nous est fait, cadeau qui n’attend aucun merci, aucun retour…