Dans notre société le plaisir est sacré,
Que l’on soit salarié, retraité ou pédé,
Chacun veut son extase, c’est un droit, c’est acquis,
Dans la constitution, aujourd’hui c’est écrit,
Et c’est pour ce plaisir, que l’on veut bien souffrir,
Car désir sans plaisir, c’est frémir sans jouir.

Mon premier c’est désir, nous apprend la chanson,
Mon deuxième est plaisir, celui que nous cherchons,
Mais en trois vient souffrir, le prix que nous payons...
Si désir vient avant il n’est pas évident,
Que plaisir et souffrir soient tout aussi distants,
Car ils sont réunis, dans la marche du temps.

Ainsi de la douleur, vont bien naître les pleurs,
Mais elle est aussi lit, dans lequel on jouit,
Elle est aussi ce nid, dans lequel on grandit,
Et si bon est bonheur, doux n’est pas que douceur,
Doux est aussi douleur dans la marche du cœur,
Et douleur et douceur sont deux étranges sœurs...

Intimement mêlées, tendrement imbriquées,
Très souvent réunies dans le chemin de vie,
Que ce soit dans l’esprit, ou ce qu’on nome vit,
Vouloir les dissocier est un peu les castrer,
Il n’est pas évident d’isoler dans le temps,
Un instant très plaisant d’un moment de tourments...