Le désir, pas celui que l’on éprouve, mais celui que l’on inspire, d’où provient il, comment le faire (re)naîte ?
Marabou en culotte courte qui expérimente les facettes de son être pour le rendre agréable, force est de constater que le désir que l’on inspire (ou pas) ne se commande pas, pire, ne se comprend pas...
Pour comprendre le désir que je peux susciter je n’ai d’autre miroir que le désir que je ressens... partant du principe que hommes et femmes sont complémentaires/viennent de Mars ou de Vénus, le désir que je ressens est par nature aux antipodes du désir que j’inspire...
Impasse !
Musculation ou exercices de styles, marathonien ou poète, l’homme qui veut plaire n’est maître d’aucune carte, il ne fait que subir sa destinée... La séduction est éphémère, il n’y a d’autre recette que celle qui marche, il n’y a pas de recette qui marche toujours.
Savoir ne console pas, savoir ne permet pas d’apprendre.
Qu’elle est donc cette étrange science que celle qui ne s’apprend pas ? Qu’elle est donc cette étrange science où l’expérience reproduite ne fournit jamais le même résultat ? Qu’elle est donc cette mécanique obscure dont les rouages à jamais nous échappent ?
Perte de contrôle !
Ce désir que je n’inspire pas/plus, quels que soient mes actes, me renvoie à cette évidence : en amour on ne contrôle rien.
Antichanbre de la mort, qui vient quand bon lui semble, est le désir que j’inspire.
Accepter.
Si l’on ne peut combattre, quand l’impuissance nous accable, lutter est sans issue. Je dois accepter de ne plus être désiré de toi, comme je dois accepter l’inéluctable échéance de ma vie.
Mort du désir.
Le désir est l’amant de la mort, ils se côtoient en un tango funèbre qui nous emporte le temps d’une danse.
Idées noires.
Stupéfaction.
Emporté par le verbe sur le fleuve Achéron...